Casquette homme hip-hop : culture et mode masculine style hip hop

La culture hip-hop porte une affection toute particulière à cet accessoire, devenu un élément indispensable de la panoplie des rappeurs, breakdancers et autres gaffeurs. Une union indéfectible qui puise son origine à la source du genre.

casquette homme hip hop pas cher nuveau modèle
casquette homme style hip hop pas cher

 D’ Afrika Bambaataa, l’un des pionniers du hip-hop, à Pharrell William en passant par Snoop Dogg ou le Wu-Tang Clan, la casquette squatte toutes les têtes des plus célèbres rappeurs, et de bien d’autres milliers d’amateurs anonymes, si bien que cet accessoire à visière est devenu au fil du temps un élément incontournable de la street culture.
Plus qu’une question de simple esthétique, le lien entre la casquette et le hip-hop est un exemple des imbrications existant entre la mode, la culture et à la société, montrant que le look est aussi une question d’histoire et d’identité.

http://amzn.to/2iZK6W7

Au commencement furent les « block parties »

Le hip-hop est né au milieu des années 70 à New-York dans des fêtes de quartiers. Ces « block parties », organisées notamment dans des banlieues pauvres comme le Bronx, furent animées par plusieurs artistes devenus célèbres par la suite, comme Afrika Bambaataa, Kool Herc ou Grand Master Flash. DJ, mais aussi brankdancer ou graffeurs s’affrontent et échangent, ce qui donne lieu à ce nouveau genre mêlant plusieurs supports artistiques appelé aujourd’hui le hip-hop. Hétérogène par essence, le style vestimentaire associé au hip-hop est lui-même diversifié. Pourtant, quelques éléments commencent à émerger, devenant peu à peu un signe de reconnaissance. Parmi eux se trouve la casquette, empruntée au milieu du sport et particulièrement du baseball. Elle marque non seulement son soutien à une équipe, mais par la même occasion, son appartenance à une ville et à un quartier.

http://amzn.to/2hBJNns

L’émergence d’une icône : New Era


Dans les années 80 et la propagation massive des clips de hip-hop, le style se fait plus distinct. C’est à cette époque qu’un modèle de casquette, la snapback, émerge. Sa visière plate et sa languette de réglage viennent, encore une fois, du baseball, mais aussi du foot américain et du basket, sports dans lesquels une marque domine : New Era. Des légendes du hip-hop comme comme Tupac, Dr Dre ou Ice Cube s’en emparent. Depuis, l’attachement du milieu du hip-hop à la marque est resté, créant même de nouveaux codes. Ainsi, la présence de l’étiquette attestant de l’authenticité de la New Era ne doit être en aucun cas retirée de la visière, au risque de passer pour le pire des ringards.

Est coast – West coast

http://amzn.to/2hBEu7H
casquette homme pas cher style hip hop


Si quelques marques deviennent iconiques, New Era pour les casquettes, Adidas ou Nike pour les baskets, le look hip-hop est loin d’être uniforme. Dans les années 90, un clivage s’affirme de plus en plus entre les rappeurs de la côte est et ceux de la côte ouest des Etats-Unis. Côté New-York, la musique se fait plus agressive, à l’instar de celle de Naughty By Nature, Onyx ou du Wu-Tang Clan. Les couleurs sombres sont de rigueur, et les vêtements d’hiver comme les sweats sont largement rependus. La casquette elle subsiste, quitte a être recouverte d’une capuche.
Côté ouest, le climat est moins propice à ce style vestimentaire. Les rappeurs s’inspirent plutôt des stars de la ville de Long Beach, comme Compton et Watts, qui font alors un carton avec leur musique funky. Le bandana, bandeau fétiche de gangsters comme Crips et Blood est également adopté, notamment par Eazy-E, Dr Dre, Snoop Dogg ou Warren G. Là encore la casquette trouve sa place, partageant la tête des artistes avec ces nouveaux accessoires.

Le grand détournement

 

Dans les années 90, le hip-hop se démocratise, s’attaquant même au petit écran. Entre 1990 et 1996, Will Smith, héros de la série Le Prince de Bel Air, impose son style. Il aime ainsi détourner les vêtements et les accessoires de leur fonction originelle. La casquette n’échappe pas à cette manie : assortie à la tenue, elle se porte désormais à l’envers ou sur le côté. Elle devient alors le véritable élément phare de la tenue, mettant durablement de côté les bobs Kangol qui étaient l’autre couvre-chef favori du hip-hop.

Le mélange des genres

 
Dans la décennie suivante, le tournant musical initié par Pharrell Williams et son groupe N.E.R.D marque également un changement visible de style. Empruntant aussi bien au hip-hop qu’à la pop, l’électro ou le rock, le trio adopte un look aussi hybride que leur musique. Il puise aussi bien dans la mode du hip-hop que dans celle du skate. La casquette, point de ralliement entre ces deux cultures, n’en est que renforcée, mais elle se fait moins imposante, plus souple et plus colorée. La casquette filet, apanage des sportifs car elle permet de réguler la transpiration, est alors particulièrement prisée.


Le jeu des marques



Cette connivence entre les rappeurs et les casquettes n’a bien sûr pas échappé aux marques. Surtout que depuis le début des années 2000, le hip-hop est devenu une industrie musicale générant des millions de dollars, et que quelques rappeurs se sont mués en hommes d’affaires aiguisés. Si l’image de certains rappeurs a fortement été associée à une marque, comme le collectif Odd Future qui a popularisé la five P de Supreme, d’autres sont carrément passés à la conception, comme Kanye West qui a imaginé une collection pour Adidas. D’autres enfin préfèrent s’associer aux marques pour de simples collaborations. Spécialiste du genre, Pharrell Williams a notamment participé à la création de quelques casquettes pour Uniqlo.
Dans le rap, le changement de casquette est uniquement professionnel. Pour le reste, les rappeurs ne sont pas prêts de vouloir troquer leur couvre chef fétiche.  L’important, c’est de garder le cap.

Aucun commentaire

Fourni par Blogger.